INTROLe 4 juin 2026, au Royal Savoy de Lausanne, plus d'une centaine de professionnels du marketing, de la data, de la création et des médias se sont réunis pour la cinquième édition de Perspective. Une édition qui marque un tournant : après quatre années à explorer les fondamentaux d'un marketing rigoureux  l'acquisition, la croissance, la réconciliation entre notoriété et performance —, le moment était venu de regarder l'horizon en face. L'IA est là. Elle rebat les cartes. Et la question n'est plus si elle transformera nos métiers, mais comment nous choisissons d'en faire notre architecture.

Quand l'IA cesse d'être une menace pour devenir une architecture.

Pour mener les débats, nous avons eu la chance d'être accompagnés par Loïc Reffet — journaliste à la télévision suisse et fondateur de l'agence de production Numéro 9. Avec humour, pertinence et finesse, il a orchestré les interventions et les échanges avec le public d'une main de maître, transformant chaque temps fort de la soirée en véritable moment de dialogue. Une animation à la hauteur de l'ambition de cette édition.


Une promesse qui évolue, un cap qui s’affirme.

En ouverture, Damien Fournier a dressé le cap des sept dernières années — « votre budget piloté comme si c’était le nôtre » —, avant de poser le manifeste des prochaines : l’IA couplée à la data pour voir plus loin dans les chiffres, l’IA dans la création pour produire plus vite, mieux, moins cher, l’IA pour coder des landing pages complètes pensées pour convertir.

Le rôle de bright n’est plus seulement d’exécuter : c’est d’orchestrer. D’être les architectes, les visionnaires d’un dispositif marketing où la transparence des débuts, la rigueur de la data, la force de la création et la puissance de l’IA se composent ensemble — au service d’une seule promesse : la croissance des clients.

Quatre prises de parole, une même conviction

La soirée a réuni quatre interventions, chacune éclairant une facette de cette transformation.

Et après?

Perspective 5 a marqué une étape. Non pas parce que l'IA y était à l'honneur — elle l'est aujourd'hui partout —, mais parce que la soirée a posé une question essentielle : comment intégrer ces outils sans perdre ce qui fait la valeur d'une marque, d'une création, d'une stratégie ? La réponse, telle qu'elle s'est dessinée tout au long de la soirée, tient en un mot : l'orchestration. Choisir, articuler, calibrer, amplifier. Comme toujours, la soirée s'est prolongée autour d'un cocktail dînatoire — parce que les meilleures architectures se dessinent aussi autour d'une table. Perspective 6, déjà, se prépare.

Découvrez ci-dessous les synthèses détaillées de chaque intervention.

À l’occasion de Perspective 5, nous avons eu le plaisir d’accueillir Elena Sara Zamora Alzerreca, Strategic Partnerships Development Manager chez Google, venue partager sa vision de l’avenir du Search et les dernières évolutions portées par l’intelligence artificielle.

Pour nous, ces échanges ont une résonance particulière. En tant qu’agence partenaire de Google, nous avons la chance de collaborer étroitement avec ses équipes et d’accéder régulièrement à de nouvelles fonctionnalités, à des programmes bêta et à des innovations avant leur déploiement à grande échelle.
Et après cette conférence, une chose est claire : le Search est en train de vivre sa plus grande transformation depuis l’arrivée du mobile.

SKY SHOW

Quand la créativité devient un signal algorithmique.

Avec Andréa Schollhammer (Head of Performance, bright) et Marija Mahmutovic (Digital Marketing Manager, Sky Show), cette intervention a posé une question centrale du marketing digital de 2026 : pourquoi la créativité est-elle devenue le nouveau levier de performance publicitaire sur Meta ?

Le changement de paradigme : AndromedaPendant longtemps, la performance sur Meta reposait sur le ciblage, les audiences et l'optimisation budgétaire. Un bon ciblage pouvait compenser un visuel moyen. Avec l'arrivée d'Andromeda — le nouveau système de ranking publicitaire de Meta basé sur l'IA —, cette équation s'est inversée.Andromeda n'attend plus la réaction des utilisateurs pour évaluer une publicité : il analyse directement le contenu créatif — composition visuelle, capacité à capter l'attention, lisibilité, fraîcheur, émotion. En quelques centaines de millisecondes, chaque publicité reçoit un score de qualité créative qui influence directement sa diffusion.

Conséquence pour les marques : produire plus, plus varié, plus souvent renouvelé. La créativité n’est plus un livrable parmi d’autres — c’est devenu un signal algorithmique à part entière.

Une industrialisation créative pensée depuis des années

Pour relever ce défi, encore faut-il en avoir les moyens industriels. C’est tout l’enjeu sur lequel bright travaille depuis plusieurs années aux côtés de Sky Show. La plateforme dispose d’un catalogue extrêmement riche, avec des sorties en continu — chaque série, chaque film, chaque univers devient une matière première créative. Mais cette richesse s’accompagne d’une complexité redoutable : contraintes de studios, guidelines graphiques, limitations légales, multiplicité des formats, et assets souvent identiques à ceux utilisés par toutes les autres plateformes de streaming.

L’enjeu n’est donc pas seulement de produire des campagnes : c’est de créer de la différenciation à grande échelle.

C’est précisément pour répondre à ce défi que bright a structuré une véritable logique de production créative industrielle, fondée sur un processus de decoupling mature : masters créatifs, templates dynamiques, adaptation multi-formats, production agile. Concrètement, ce sont près de 5 000 bannières produites chaque année par les équipes bright pour accompagner les campagnes Sky Show — un volume rendu possible grâce au savoir-faire de Dana notre Lead Content Producer et une méthodologie rigoureuse de production (decoupling).

Le pivot IA : repenser les modèles créatifs historiques

Mais l’arrivée d’Andromeda a remis en question ces modèles. Les campagnes homogènes, propres, très codifiées — celles qui dominaient hier — ne performent plus comme avant. Il a fallu réinventer notre approche, en explorant de nouveaux angles créatifs :

  • formats UGC humains et générés par IA
  • vidéos Highlights mélangeant plusieurs univers de contenus
  • faux formats collections inspirés des codes natifs Meta
  • campagnes contextuelles adaptées à la météo

Le verdict est sans appel : il n’existe plus de recette universelle. Un format performant sur une série peut être inefficace sur une autre. Un contenu très produit peut parfois être dépassé par une création beaucoup plus simple, plus native dans son approche. La performance créative repose désormais sur la capacité à tester vite, lire les signaux et itérer en continu.

Des résultats hors normes depuis le passage à l’UGC IA

Depuis quelques mois, l’intégration de l’UGC généré par IA dans notre dispositif a permis d’atteindre des performances hors normes sur Meta pour Sky Show — un signal fort qui confirme la nouvelle équation du média : l’industrialisation créative, augmentée par l’IA, devient le véritable moteur de la performance publicitaire.

L’enseignement central

Dans ce nouveau paradigme, les marques les plus performantes ne seront pas nécessairement celles qui disposent des plus gros budgets, mais celles qui apprennent et s’adaptent le plus vite. La créativité devient un système vivant — capable de produire vite, tester souvent et évoluer en permanence. C’est exactement cette capacité d’adaptation, de structuration créative et d’expérimentation continue que bright orchestre aujourd’hui pour ses clients.

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EURANKA

part of the Akiden Ventures group

Quand l'IA, l'économétrie marketing et la créativité s'orchestrent au service de la performance.

Raphaël Garcia, CEO d'Euranka, a partagé un cas remarquable de transformation par l'IA.Euranka opère sur un modèle de génération de leads pour les annonceurs — un modèle à la performance où l'entreprise assume chaque coût média et créatif afin de délivrer les meilleurs leads à ses marques partenaires. Pour faire la différence sur un marché extrêmement compétitif, leur stratégie consiste à concevoir un dispositif sur mesure pour chaque marché cible — plus de 20 pays sont aujourd'hui couverts par les activités d'Euranka. L'hyperpersonnalisation par l'hyperlocalisation des assets publicitaires s'est imposée comme leur conviction directrice.
« Le futur du marketing, c'est l'hyper-personnalisation, et l'IA est la seule façon d'y arriver à l'échelle. »

L’arrivée de Meta Andromeda fin 2025 est venue renforcer cette approche. L’entreprise a alors fait un choix radical : embrasser l’IA à tous les niveaux, jusqu’à dédier 20 % du temps de ses collaborateurs à la construction d’outils internes — pour produire plus, mieux, et délivrer le bon message, au bon endroit, à la bonne audience.C’est ainsi qu’est né Gorillads, une solution capable de produire à la volée des centaines de vidéos UGC hyperlocalisées, chargées automatiquement dans Facebook Ads Manager et testées en A/B via un modèle bayésien. Une démonstration éclatante de ce que devient la performance lorsque économétrie, IA et créativité s’orchestrent ensemble. Et les résultats sont au rendez-vous : après quelques semaines de déploiement, Euranka enregistre une croissance record de plus de 400 % sur le premier trimestre 2026.

Au-delà de l’outil, Raphaël Garcia a livré un retour d’expérience profondément méthodologique : tester, encore tester, et surtout s’affranchir de ses propres convictions pour confronter rapidement les idées à la réalité du marché. La vitesse devient ici une discipline en soi — disposer d’outils capables d’analyser les performances en temps quasi-réel, quitte à décommissionner des créations seulement quelques heures après leur première diffusion.

Et à l’inverse, capitaliser sur les assets qui fonctionnent pour en générer de nouvelles variations grâce à la trans-création par l’IA. Une logique d’amélioration continue où l’humain pilote la stratégie, et où l’IA exécute, démultiplie et apprend.

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ARCARDS.IA

Quand les workflows IA rendent l'hyperpersonnalisation industriellement viable.

Pour clore cette cinquième édition, Romain Torres (Co-fondateur, Arcards.ai) a partagé sa vision de ce que devient la production de contenu publicitaire à l'ère de l'IA générative. Le constat de départ est largement partagé : la demande en contenu UGC généré par IA explose, portée par des plateformes comme Meta ou Google qui exigent désormais une production continue, variée et adaptative. Mais derrière cette demande se cache un défi opérationnel redoutable — produire ne suffit pas, encore faut-il orchestrer la production à grande échelle.

Le workflow comme nouvelle frontière.C'est précisément sur ce terrain qu'Arcards.ai propose une avancée majeure. Au-delà de la simple génération de visuels ou de vidéos, la plateforme introduit désormais des workflows automatisables — c'est-à-dire des chaînes de production visuellement pilotables qui permettent de générer non plus un contenu, mais des dizaines de variantes à partir d'une même intention créative. Et la nouveauté la plus prometteuse : ces workflows peuvent désormais être pilotés depuis une simple interface conversationnelle Claude, grâce à une intégration native entre les deux outils.

Concrètement, un directeur artistique ou un performance manager peut, depuis Claude, déclencher la production d’ensembles complets d’assets publicitaires — décliner une campagne en variantes adaptées à différents marchés, formats ou audiences, et superviser visuellement chaque étape du workflow. La création visuelle devient ainsi un processus orchestrable, où l’humain garde le contrôle de la vision tout en s’appuyant sur l’IA pour l’exécution.

Le chaînon manquant entre créativité et performance

Cette innovation prend tout son sens lorsqu’on la met en perspective avec les autres interventions de la soirée. Sky Show, Euranka, Google : toutes les conférences l’ont martelé — la performance publicitaire moderne repose désormais sur la capacité à tester rapidement, commissionner et décommissionner à la volée, itérer en continu. Mais cette stratégie ne tient qu’à une condition : disposer de moyens de production capables de suivre le rythme.

C’est exactement ce que les workflows Arcards.ai viennent débloquer. Ils rendent industriellement réalisable une stratégie de test et de variation continue — ce qui, hier encore, restait un idéal théorique faute d’outils à la hauteur. Et c’est là tout le point fort de cette intervention : ce n’est plus la créativité qui freine la performance, ni la performance qui appauvrit la créativité. Le workflow devient le pont entre les deux.

Une scale-up à suivre de très près

Arcards.ai illustre ainsi parfaitement la thèse centrale de Perspective 5 : l’IA n’est pas une fin en soi, mais un architecte de processus au service des marques. En offrant aux équipes créatives et performance un environnement visuellement contrôlable et nativement intégré aux outils du quotidien, la jeune scale-up dessine ce que pourrait devenir la chaîne de production publicitaire de demain : plus rapide, plus personnalisée, plus testable — et surtout, plus orchestrée.

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CONCLUSIONUne fois la soirée refermée, un constat s'impose : l'IA n'est plus une perspective lointaine, c'est la réalité du marketing aujourd'hui. Les plateformes publicitaires — Google avec AIMax, Meta avec Andromeda — ne se contentent plus d'analyser les comportements des audiences : elles évaluent désormais directement les contenus créatifs, intégrant la qualité visuelle, la fraîcheur et la singularité au cœur même de leurs algorithmes de diffusion.


Pour nous, ces échanges ont une résonance particulière. En tant qu’agence partenaire de Google, nous avons la chance de collaborer étroitement avec ses équipes et d’accéder régulièrement à de nouvelles fonctionnalités, à des programmes bêta et à des innovations avant leur déploiement à grande échelle.
Et après cette conférence, une chose est claire : le Search est en train de vivre sa plus grande transformation depuis l’arrivée du mobile.

Pour les marques, l’équation a changé : il faut produire davantage, plus vite, et avec plus de variations — sans jamais sacrifier la qualité ni la cohérence. Les cinq interventions de Perspective 5 ont tracé ensemble la voie pour y parvenir :

Google

a montré comment la création générative s’intègre désormais nativement à la diffusion.

Sky Show x bright.

ont démontré que la production créative industrielle, fondée sur le decoupling et des masters créatifs solides, reste le socle indispensable d’une stratégie performante.

Euranka

a illustré la puissance de l’hyperpersonnalisation par l’hyperlocalisation, portée par l’IA et l’économétrie marketing.

Arcards

a révélé comment les workflows IA viennent rendre industriellement viable ce qui n’était hier qu’un idéal théorique : la création de centaines de variantes, testables en continu.

Au-delà de la diversité des cas, une même équation se dessine pour les marques qui veulent réussir cette transition. Elle se compose de quatre briques indispensables.

Comment bright peut vous accompagner ?


Des processus structurés

pour orchestrer la production à grande échelle.

Des masters créatifs

pour préserver la cohérence de marque malgré la démultiplication.

Le decoupling

pour produire vite, sans sacrifier la qualité.

La création personnalisée par IA

pour atteindre l’hyperpersonnalisation à l’échelle.