Introduction.

Internet et nos habitudes de consommation d’information sont en pleine évolution. Vous l’aurez sûrement remarqué, mais depuis l’arrivée d’OpenAI avec ChatGPT et ses concurrents, la montée en puissance des IA prend peu à peu de la place face aux moteurs de recherche “classiques” comme Google ou Bing. D’après une étude récente de l’ifop (Baromètre 2024 « Les Français et les IA génératives »), plus de 28% des Européens digitalement actifs utilisent à présent une IA générative comme premier point d’entrée lors de recherches en ligne (et ce pourcentage dépasse même 50 % sur certains segments de la population). Cette évolution signe le début d’une nouvelle ère dans laquelle les Answer Engines (moteurs de réponses) complètent (et dans certains cas, remplacent) les moteurs de recherche traditionnels.

Ces derniers mois principalement, on observe une forte tendance baissière en termes de CTR (taux de clic sur l’annonce) sur les campagnes Google et en organique et cela de manière globale. Par exemple, le CTR organique du premier résultat sur Google a chuté de plus de 10 points en comparaison aux trois dernières années, en partie à cause des AI Overviews (AIO) présents sur la page de résultats (on parle de phénomène “zero-click search” car personne ne clique sur les résultats). Moins de clics, plus de compétition, donc un CPC qui augmente. Pour les annonceurs, c’est un indicateur qu’il faut adapter la stratégie.

Source: Statista 2019

Une autre tendance importante à prendre en compte dans ce changement de comportement des utilisateurs peut être observée par la croissance des appareils avec assistants vocaux (type Alexa, Siri, etc.). En 2023 on en comptait pas moins de 8 milliards. Ce chiffre ne fait qu’augmenter et joue un rôle important dans l’accélération de ce phénomène.

L’Answer Engine Optimisation (AEO) est doucement en train de s’installer comme l’extension naturelle du SEO mais au lieu de viser à être placé en première position des résultats de recherche, ici, on vise à être utilisé par l’IA comme réponse aux questions de l’utilisateur.

Cette évolution n’affecte pas que le trafic organique mais peut aussi jouer un rôle crucial dans vos performances SEA. Si de plus en plus de monde discutent directement avec une IA plutôt que de questionner Google et Bing, c’est autant de monde qui ne verra pas vos ads.

À date (NDLR: Janvier 2026), il n’est pas encore possible de payer ChatGPT pour sponsoriser du contenu sur la plateforme. Il a été mentionné que certaines réponses de type “shopping” pouvaient contenir des liens affiliés au profit d’OpenAI, mais pour l’instant, améliorer sa visibilité sur les réponses données par l’IA dépend uniquement de la qualité et de l’autorité de votre contenu organique. L’AEO devient donc un levier essentiel pour rester visible dans ce nouvel écosystème.

Cet article présente différentes optimisations techniques essentielles ainsi que des best practices rédactionnelles pour maximiser les chances d’être cité, utilisé ou recommandé par des IA génératives comme ChatGPT, Claude ou encore Gemini.

Source: Statcounter.

L’article fera souvent référence à ChatGPT pour des raisons de lisibilité, mais ces recommandations s’appliquent à toutes les IA principales actuelles.

Adapter les fondations techniques de votre site.

L’aspect technique d’un site (son HTML, sa structure, son balisage sémantique, etc.) joue un rôle primordial dans ce processus. D’une certaine manière, les principes phares du SEO sont la base pour l’AEO aujourd’hui, et ce pour plusieurs raisons.

Pour qu’une IA puisse utiliser votre site, il faut que ce dernier soit correctement exploré et compris par l’IA.

Pour la plupart des demandes, ChatGPT ne surfe pas sur le web en temps réel. Il fouille d’abord dans la base de données immense sur laquelle il a été entraîné avant de potentiellement compléter ses conclusions en allant chercher plus d’informations sur le net. Il effectue cette recherche grâce à un robot d’exploration nommé GPTBot. Faites donc bien attention à ne pas bloquer ce bot via votre fichier robots.txt par exemple.

Entre l’exploration brute du site et l’analyse en profondeur de son contenu, il y a aujourd’hui un atout clé qui rèste encore réellement sous exploité : les fichiers .txt dédiés aux LLMs. De la même manière que robots.txt pour le SEO, certains sites internets fournissent à présent un fichier llms.txt pensé spécifiquement pour guider les IA conversationnelles à comprendre leur business, leurs services et leur positionnement.

Ce fichier n’a pas pour but d’être indexé, mais de fournir un contexte clair, structuré et non-ambigue sur qui vous êtes, ce que vous faites, pour qui et dans quelle situation votre site est une source pertinente.

Chez bright, nous avons par exemple mis en place notre propre fichier accessible ici : bright.swiss/llms.txt

Le prompt ci-dessous permet de générer un fichier llms.txt conforme aux bonnes pratiques AEO, en fournissant aux modèles de langage le contexte nécessaire pour comprendre précisément le positionnement, les cas d’usage et la pertinence du site comme source de réponse.

Aussi, il est important de noter que ChatGPT utilise le moteur de recherche Bing pour atteindre ces informations. Si votre site n’est pas correctement indexé sur ce moteur de recherche, vos chances d’apparaître dans une réponse sont pratiquement nulles. Il est donc primordial de vérifier son indexation sur Bing Webmaster Tools régulièrement (en plus de celle sur Google).

Une fois accessible, faites en sorte que sa structure technique facilite la lecture automatique de vos contenus.

Assurez-vous d’avoir un HTML propre et correctement hiérarchisé. Utilisez une structure de titre (type H1 pour le titre principal, H2 pour les sections, H3 pour les sous-sections, etc.) afin que le niveau d’information soit clairement compréhensible. Les IA emploient ces marquages pour mieux comprendre quelles parties sont les plus pertinentes.

L’utilisation d’éléments sémantiques HTML5 (‘article’,’section’,’header’,’footer’, etc.) est aussi fortement recommandée car ces derniers indiquent clairement comment votre contenu est organisé, ce qui aide ces algorithmes à les interpréter plus facilement.Outre la structure HTML, n’oublions pas les metadata. Employez des meta descriptions pertinentes pour chacune de vos pages et renseignez des alt descriptifs pour vos images. De cette manière, même le contenu multimédia ou visuel peut être utilisé par les IA textuelles qui ne peuvent “lire” que du texte.

Tout aussi important : Optimisez la navigation de votre site.

Une architecture claire et logique (par exemple avec un menu bien structuré et peu de sous-menus) rend l’exploration un million de fois plus simple pour l’IA (et vos utilisateurs, accessoirement). Pareil pour vos URL, les rendre descriptives est d’une grande aide (ex.: bright.swiss/what-we-do/social/).

En interne aussi, tentez d’optimiser votre maillage de liens. Connectez vos pages entre elles de manière cohérente. Un bon maillage permet aux IA de comprendre la relation sémantique de différentes pages de manière plus efficace et augmente la probabilité d’être recommandé lors d’un chat.

Dernier détail structurel important : implémentez une data structurée (Schema.org)

Le balisage sémantique via Schema.org est devenu incontournable pour offrir aux algorithmes une manière explicite de comprendre la nature de chaque contenu. Par exemple, le schéma spécifique aux pages FAQ est particulièrement employé sachant que c’est une section souvent exploitée par les agents IA dans leur recherche de réponses. Pensez aussi aux schémas suivants : Articles / HowTo (pour les tutoriels étape par étape) / Product / Organization ou LocalBusiness.

Le côté structurel du site est donc une base fondamentale pour le SEO des IA (aussi parfois appelé Artificial Intelligence Optimization (AIO) ou Generative Engine Optimization (GEO)). Elle crée des conditions favorables pour encourager la recherche des robots comme GPTBot, mais ce n’est qu’une partie du travail. Il faut à présent créer du contenu que l’IA voudra utiliser.

Un autre élément structurel qui est souvent sous-estimé : le sitemap XML. Là ou il est encore trop souvent considéré comme un outil SEO “classique”, le sitemap joue aussi un rôle crucial en AEO. Il permet aux moteurs de recherche (et, indirectement, les IA qui en dépendent) de rapidement identifier quelle page existe, lesquelles sont prioritaires et comment le site est structuré.

Un bon sitemap n’est pas une simple liste d’URL, il reflète une hiérarchisation claire du contenu, distingue les pages stratégiques (services, expertise, contenus pilier) de contenus secondaires, ce qui rend la découverte de nouvelles pages beaucoup plus simple.

Chez bright, notre sitemap est structuré sous forme de sitemap index (bright.swiss/page-sitemap.xml) qui sépare clairement les différents types de contenus (pages, articles, etc.). Cette approche améliore la lecture globale du site pour les robots et renforce la cohérence entre la structure technique, le contenu et le positionnement.

Créer du contenu pour l’IA (et vos utilisateurs)

Une fois votre base solidement consolidée, on peut commencer à parler de contenu.

L’objectif final de toute IA textuelle comme ChatGPT ou Claude est de fournir la réponse la plus pertinente à l’utilisateur. Votre mission est donc de produire du contenu qui répond aux questions de votre cible de manière exacte, claire et concise.

ChatGPT possède un corpus tout simplement massif et “comprend” de plus en plus l’intention réelle derrière chaque requête utilisateur. Il est donc primordial de créer des pages avec du contenu éducationnel riche et bien structuré fournissant une vraie réponse à la question de votre audience.

Voici quelques “best practices” pour augmenter vos chances d’être recommandé par une IA :

  • Anticipez les questions de votre audience et répondez-y directement. Identifiez les questions fréquentes ou implicites que vos prospects pourraient avoir et incluez les telles quelles à vos pages (comme titres ou en tant que question explicite). Et donnez la réponse directement après. Par exemple, si vous savez que vos prospects se demandent “Comment choisir un logiciel comptable ?” lorsqu’ils sont en phase de Considération, créez un titre avec exactement cette question et renseignez une réponse précise directement après.
  • Structurez votre écriture pour la lisibilité. Vos titres doivent être clairs et descriptifs (oubliez tout ce qui est vague ou trop marketing), gardez vos paragraphes courts (maximum 3 ou 4 phrases), et n’hésitez pas à employer des bullet points ou des tableaux pour segmenter l’information. Par exemple, au lieu d’écrire “6 astuces pour augmenter votre CTR”, écrivez plutôt “Comment augmenter votre CTR ?” car cette variante cite clairement la question posée. N’hésitez pas non plus à ajouter une section FAQ à la fin de votre page pour adresser les questions secondaires.
  • Appuyez-vous sur des faits et des sources. Même sans parler d’IA, lire un texte rempli de statistiques sans aucune source ne met pas en confiance, il en va de même pour ChatGPT. Si par exemple vous annoncez que vous avez fait atteindre un ROAS plateforme supérieur à 10 à votre client, rajoutez une source. Ces éléments factuels peuvent être incorporés dans la réponse de l’IA et votre page peut même être citée comme source directe si elle est considérée comme suffisamment fiable. En plus de cela, ces éléments contribuent aussi à votre E-E-A-T, ce qui améliore votre autorité (voir section suivante).
  • Favorisez l’originalité à la quantité. Les IA valorisent les contenus à haute valeur ajoutée. Un article allant en profondeur avec un avis expert et de nouveaux insights a bien plus de chances d’être utilisé qu’un contenu “evergreen” recyclé ou superficiel. Évitez les contenus génériques ou copiés-collés et adoptez plutôt un ton de spécialiste pour aller plus loin dans votre expertise. Par exemple, lorsque vous citez les pour et contre d’une solution, donnez des exemples concrets venant de votre expérience personnelle. C’est ce niveau de contexte et de profondeur qui peut différencier votre contenu de la base sur laquelle l’IA a été entraînée.
  • Notez aussi que, contrairement au SEO, il n’est pas nécessaire (voire contre-productif) de vouloir suroptimiser certains mots-clés en les mentionnant de manière répétitive et forcée. Les robots comme GPTBot comprennent le sujet à travers le contexte, donc gardez votre texte raisonnablement dense et un champ sémantique varié.

Plus votre contenu sera clair, organisé, utile et fiable, plus il sera facile aux IA d’en extraire des réponses pertinentes. Gardez en tête que votre contenu s’adresse autant à votre audience qu’aux IA, tout ce qui aide un humain (structure logique, explications directes, langage simple) aide aussi ChatGPT.

Une question commune revient souvent : Est-ce que le contenu généré avec des outils comme ChatGPT est indexable et pertinent en SEO ? La réponse est claire : oui, à condition de respecter les mêmes niveaux d’exigence que n’importe quel autre contenu.

Les moteurs de recherche (et les IA conversationnelles) ne jugent pas le contenu sur la manière dont il a été écrit mais sur la valeur réelle qu’il amène à l’utilisateur. Le contenu généré par IA qui a été relu, corrigé, enrichi par une expertise humaine et modelé autour d’une audience spécifique peut tout à fait être indexé, bien positionné et même être cité comme source par l’IA.

À l’inverse, le contenu généré automatiquement sans aucune supervision, générique ou conçu uniquement pour créer du volume offre peu de valeur, qu’il soit écrit par un humain ou ChatGPT.

Il est important de garder en tête qu’en AEO, l’IA doit devenir un outil de support pour créer du contenu, pas un remplaçant de la réflexion stratégique. Les contenus les plus performants sont ceux où l’IA accélère l’écriture pendant que l’expertise humaine garantit la pertinence, la fiabilité et la valeur ajoutée.

Même avec un contenu excellent, votre site ne sera mis en avant que dans le cas où il sera considéré comme une source fiable avec une certaine autorité dans son milieu. Les moteurs IA (de la même manière que Google) portent beaucoup d’importance à certains signaux de confiance et c’est là que le concept d’E-E-A-T (Experience, Expertise, Authority, Trustworthiness) prend tout son sens. Google définit certains critères permettant d’évaluer la qualité d’une page et ceux-ci sont tout aussi importants pour les IA lorsqu’elles décident si votre site vaut la peine d’être cité ou non.

  • Affichez clairement les auteurs de vos articles et leurs qualifications. Nom, photo, rôle dans la compagnie, années d’expérience, diplôme ou certification pertinente. Tous ces détails constituent un solide niveau de transparence et un fort signal d’expertise. En pratique, rajoutez une section (même brève) “à propos de l’auteur” ou similaire, pour chaque contribution, et n’hésitez pas à lier son compte LinkedIn ou ses précédents articles.
  • Mettez en avant vos témoignages clients et études de cas. Les feedbacks réels de clients satisfaits renforcent votre crédibilité (et encore une fois, cela vaut aussi bien pour vos prospects que pour les IA). Les pages qui incluent des témoignages authentiques ou des cas clients concrets reçoivent significativement plus de reconnaissance dans les réponses générées par IA.
  • Obtenez des mentions sur des sites de haute autorité. Au-delà de votre site, votre réputation en ligne est aussi construite autour de ce que d’autres sites disent sur vous. D’après une étude effectuée par Profound sur plus de 10 millions de requêtes en 2025, près de la moitié des sources viennent de Wikipédia. Sur les AIO de Google c’est Reddit qui est en tête (ce qui est cohérent avec le format Q&A de la plateforme). Certes, tout le monde ne peut pas avoir de page Wikipédia, mais une PME peut viser à être couverte dans une presse spécialisée, à travers une interview ou même sur des sites reconnus.

Même sans lien redirigeant vers votre site, une mention de votre marque peut déjà faire la différence et peser dans la balance AEO.

  • Encouragez les feedbacks clients et gérez activement votre e-réputation. Trois quarts des utilisateurs lisent régulièrement des avis avant de choisir une entreprise ou un produit, et une mauvaise réputation peut faire fuir jusqu’à 30% de clients potentiels. Les IA génératives adorent le langage naturel et (majoritairement) honnête présent dans les avis clients. Encouragez donc vos clients satisfaits à laisser des avis détaillés sur Google, Trustpilot, etc. Monitorez et gérez activement votre réputation en répondant aux commentaires, corrigeant les informations erronées qui pourraient circuler et montrez votre marque sous son meilleur jour.
  • Mettez en avant vos certifications, labels et awards. Toute reconnaissance officielle de votre expertise est un bonus non négligeable. Prenons l’exemple de bright : notre agence est certifiée Google Partner Premier depuis plusieurs années à présent et l’équivalent des plateformes SMA. En mettant cela en avant sur notre site, Google prouve notre expertise tant auprès de potentiels clients qu’auprès des IA. Si votre badge est un peu moins reconnu globalement, n’hésitez pas à détailler ce qu’il représente pour augmenter votre reconnaissance.

En renforçant votre E-E-A-T de cette manière, vous envoyez les bons signaux à Google, aux IA et à vos prospects en même temps. Vous montrez que votre site est tenu par des experts, apprécié par ses clients et reconnu dans l’écosystème de votre industrie. Claude et ChatGPT seront, de par leur conception, attirés en priorité par ce genre de sources qu’ils considèrent comme importantes.

SEA vs. AEO: Repenser sa stratégie marketing

Enfin, il est important d’aborder le sujet du paid dans ce nouveau contexte. Historiquement, le SEA a toujours permis aux entreprises d’acquérir de la visibilité immédiate en les plaçant au premier rang des résultats Google ou Bing, en échange d’une somme plus ou moins compétitive. Si aujourd’hui les utilisateurs dévient et se tournent de plus en plus vers ChatGPT pour répondre à leurs requêtes, ils finissent par contourner les contenus sponsorisés entièrement.

Chaque requête IA est, en un sens, une recherche (ou même plusieurs) de moins sur les moteurs de recherche traditionnels, et donc, un clic de moins pour vos campagnes Search. Devrait-on craindre la fin imminente du SEA ? Pas forcément, mais il est important d’adapter notre approche et de suivre le rythme effréné qu’OpenAI et ses concurrents nous imposent aujourd’hui.

Premièrement, il faut accepter que la portée du SEA classique a, et va continuer à diminuer sur des requêtes plus informationnelles en faveur de réponses IA. Si l’objectif est d’être toujours en haut de page, avoir le plus gros budget paid n’est plus suffisant et il faut pouvoir investir dans sa présence organique AEO pour compenser.

Ensuite, il est important de garder en tête que les prestataires de solutions IA sont en constante évolution, il est donc primordial de mettre en place une routine de veille sur des sites fiables. En voici une liste que nous employons personnellement :

ChatGPT a récemment lancé son outil Shopping Research permettant aux utilisateurs de rechercher le meilleur produit pour leur besoin et ce n’est qu’une question de temps avant que la plateforme nous permette de sponsoriser des réponses. En effet, OpenAI doit développer des modèles d’affaires rentables pour dépasser le stade de la startup.

La mise en place d’une monétisation de leurs audiences semble être la suite logique et les récents recrutements d’anciens ingénieurs Meta poussent à croire que cela arrivera bientôt. Restez à la page ou faites appel à des agences comme bright qui mélangent expertise et expérience pour toujours être au premier rang de ce genre d’innovation marketing.

Pour vous préparer au mieux, voici quelques conseils que nous avons commencé à appliquer chez bright.:

  • Adaptez le style de vos annonces. Si vous avez des campagnes qui tournent actuellement sur Google Ads, envisagez de réécrire vos titres et descriptions dans un langage plus naturel. Par exemple, au lieu d’un titre purement promotionnel comme “Solution X – 30% off”, choisissez plutôt quelque chose qui adresse un besoin comme “Économisez des impôts avec X”.
  • Créez des landing pages “conversationnelles”. Retravaillez vos pages de destination pour qu’elles donnent des réponses complètes aux utilisateurs. Avec certains outils actuels comme AI Max, les plateformes ont déjà tendance à piocher dans le texte de vos sites pour enrichir vos ads. Il est donc primordial de les optimiser pour répondre aux requêtes des utilisateurs au maximum. Par exemple, au lieu de créer une page produit minimaliste, ajoutez-y une FAQ, une comparaison concurrentielle (ou interne avec une autre version de votre produit) ou encore des conseils d’utilisation.
  • Optimisez la data de vos flux shopping pour l’IA. Si vous lancez des ads e-commerce (type Google Shopping), faites bien attention à la data que vous mettez dans vos catalogues (titres, descriptions, attributs). Ce sont les éléments qui seront repris par ChatGPT dans ses Shopping Research et qui risquent d’améliorer le quality score de vos ads si un système similaire est mis en place en AEA (Answer Engine Advertising). Un produit avec une page complète, des attributs bien remplis, des avis utilisateurs et des images pertinentes (sur fond blanc idéalement) aura plus de chances d’être recommandé par les IA.
  • Gardez un œil sur vos coûts et vos KPIs. L’un des plus gros challenges auxquels nous faisons face actuellement est de déterminer le “trafic” que génèrent ces IA (à cause du phénomène “zéro click search” mentionné au début de l’article). Nous employons déjà certains outils nous permettant d’analyser l’impact des AIO de Google sur les sites de nos clients, mais cela ne couvre pas la totalité de cet aspect. En l’attente d’outils first ou third party plus poussés, vous pouvez toutefois procéder à des tests manuels simples en posant des questions sur votre secteur d’activité à ChatGPT et voir si vous apparaissez dans les résultats. Concernant les KPIs, il est clair que votre trafic (organique ou payant) sera affecté par cette révolution, c’est pourquoi il est important de revoir vos indicateurs de succès et de les adapter à cette nouvelle ère.

Le SEO et le SEA ne sont pas morts à cause de l’IA, ils évoluent avec elle. Savoir combiner votre expertise en Search, rédaction de contenu et data analyse est ce qui fera la différence dans le succès de votre marque. Pour les annonceurs agiles, cet aspect de l’Intelligence Artificielle représente une opportunité de capturer du trafic extrêmement qualifié de manière créative et innovante. La meilleure approche est donc d’embrasser le changement, de continuer à exploiter les leviers traditionnels tout en investissant dans ces nouvelles pratiques centrées autour de l’IA.

Conclusion

La montée de ChatGPT, Claude et toutes les autres IA conversationnelles représente un tournant majeur dans la visibilité des marques sur internet. Les habitudes de recherche évoluent et votre stratégie digitale doit faire de même. Pour que votre site soit recommandé par ces IA, il doit être conçu avec, en tête, aussi bien l’humain que le LLM.

Concrètement, cela demande des bases techniques solides (HTML et data bien structurée, indexation sur Bing, etc.), des contenus de haute qualité (utiles, structurés et avec beaucoup de valeur ajoutée) et une forte crédibilité de marque en ligne (E-E-A-T, avis clients, mentions externes, etc.).

Un point mérite toutefois une attention particulière : l’autorité du site devient un critère encore plus décisif en AEO qu’en SEO. Là où le référencement classique pouvait parfois être “gagné” à travers de solides optimisations techniques ou une stratégie de mots-clés efficace, les IA conversationnelles se basent principalement sur des sources qu’elles perçoivent comme expertes, de confiance et légitimes.

Une IA ne cherche pas juste une page bien optimisée, elle souhaite une source crédible sur laquelle s’appuyer pour formuler sa réponse, et à l’ère de la désinformation, cette logique est vitale. Cela place la réputation globale de la marque, la clarté de son positionnement, l’identification des auteurs, les preuves d’expertise et les signaux de confiance externes au cœur de la visibilité future. En AEO, l’autorité n’est plus un avantage compétitif : c’est un prérequis.

Pour ce qui est du référencement traditionnel, il ne disparaît pas, il se transforme. Quand hier il fallait “faire plaisir” à l’algorithme de Google pour apparaître en haut de page, il faut aujourd’hui aussi plaire aux IAs qui répondent directement aux utilisateurs. En pratique, cela se concrétise par des contenus qui sont attractifs et peuvent être compris par ces Answer Engines afin qu’ils vous intègrent directement dans leurs synthèses.

Et le bénéfice dans tout ça ? Être au plus proche de la question de votre cible au moment où elle exprime enfin son besoin, sans friction. Nous sommes en train d’assister à la création d’un nouveau canal d’acquisition à part entière.